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JOANA VASCONCELOS

Somewhere between raw art and haute couture, Joana Vasconcelos’ sculptures reflect the professional past that provides the foundation for her creative logic. First a jewellery-maker, then involved with theatre and opera, she now gives shape to her passions, particularly the stage, in the presentation of her work.

Vasconcelos is impressive, as much by the monumental scale of her realisations as by her productions or her choice to always work with artisans. She shows works that possess and enliven spaces with a subtle harmony. More feminine than feminist, she defines herself as both a female artist and Portuguese. In 2013, she received the honor of bedecking the floating Portuguese Pavilion at Venice Biennale.

The creative process of this renowned artist, who exhibited in Versailles in 2012, rests on the appropriation and decontextualisation of common objects. We are familiar with some of her inspirations, Can-Can dancers, Marie Antoinette, the opera and mythology, for example. And in the same exhibition space, she connects the classic with the contemporary, the interior with the exterior, and she’s also interested in exploring the relationship between her work and the cities in which she exhibits, so as to “project the future in a different way”.

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Entre art brut et haute couture, les sculptures de Joana Vasconcelos sont le reflet d’un passé professionnel qui deviendra la base solide de sa logique de création actuelle. D’abord créatrice de bijoux, puis accessoiriste pour le théâtre et l’opéra, elle donne corps à ses passions notamment dans la façon scénique qu’elle a de présenter ses oeuvres.

Joana Vasconcelos en impose, autant par ses réalisations à l’échelle monumentale que par ses mises en scène ou son choix de toujours travailler avec des artisans. Elle expose des oeuvres qui habitent et animent l’espace avec une harmonie savante. Davantage féminine que féministe, elle se définit comme une artiste à la fois femme et portugaise. En 2013, elle a l’honneur de réaliser le pavillon portugais à la Biennale de Venise. 

Le processus créatif de la célèbre artiste, qui expose à Versailles en 2012, repose sur l’appropriation et la décontextualisation d’objets courants. On se familiarise peu à peu avec des inspirations telles que les danseuses de Cancan, Marie-Antoinette, l’opéra ou la mythologie. Dans un même lieu d’exposition elle connecte ainsi le passé avec le contemporain, l’intérieur avec l’extérieur et s’intéresse aux relations entre son travail et les différentes villes où elle expose afin de “projeter le futur dans quelque chose de différent”.

www.joanavasconcelos.com
© photos : Luís Vasconcelos

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Tell me more about you, what is your story?

My career as an artist results from a somewhat atypical path. I always considered various options for the future and experimented in different areas: I practiced Karate 18 years in a very serious and competitive manner – leading me to even consider that possibility –, worked as head of security at LUX, one of  Lisbon’s most iconic nightclubs, and in school I experimented with jewellery, drawing and design. I have no doubt all of these have shaped the way I work today.

Where comes from your passion for sculpture/installations? your process? any influences?

What inspires me is daily life -  the everyday things, the symbols, the behaviours and the world that surrounds us. My appropriation of everyday objects into my works results directly from the critical observation of what surrounds me. These carry with them an amazing potential of significance. We deem to know them very well, but they can acquire new meanings when we defy them to serve concepts or to question the world.

What advices would you like to give to a young artist?

If you really believe in something, never take no for an answer – fight for what you want. And think globally, independently of where you are. I am an example that it is possible to work from a small - and relatively poor - country to the World.

What book are on your bedside tables on this moment?

I’ve been so busy accompanying the production of Trafaria Praia’s catalogue, that haven’t really had the time to read much else!

Something you would like to share with us (any website, picture, proverb, fun stuff…)?

The official site for Trafaria Praia www.vasconcelostrafariapraia.com

Your favorite object?

Shoes, shoes, shoes.

Something absurd you would like to do now?

Nothing absurd – I have a couple of work trips abroad for some very exciting projects and after that I very much look forward to enjoying some time off with my family by the sea.

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Parlez-nous de vous, quelle est votre histoire ?

Ma carrière en tant qu’artiste est le résultat d’un itinéraire quelque peu atypique. J’ai toujours pensé à différentes options pour l’avenir et expérimenté dans différents domaines : j’ai pratiqué le karaté 18 ans de manière très sérieuse et compétitive – ce qui m’a même conduit à envisager cette possibilité -, j’ai travaillé comme chef de la sécurité au LUX, un des clubs les plus emblématiques de Lisbonne, et à l’école j’ai expérimenté avec les bijoux, le dessin et la conception. Sans aucun doute, chacune de ces expériences a façonné la façon dont je travaille aujourd’hui.

D’où vient votre passion pour la sculpture/l’installation? Votre processus de création ? Vos influences ?

Ce qui m’inspire, c’est la vie quotidienne - les choses de tous les jours, les symboles, les comportements et le monde qui nous entoure. Mon appropriation des objets du quotidien dans mes œuvres résulte directement de l’observation critique de ce qui m’entoure. Ceux-ci portent en eux un potentiel fort  de signification. Nous pensons les connaître par cœur, mais ils peuvent prendre un autre sens quand nous les défions de représenter des concepts ou d’interroger le monde.

Quels conseils voudriez-vous donner à un artiste débutant ?

Si vous croyez vraiment en quelque chose, ne prenez jamais non pour une réponse - luttez pour ce que vous désirez. Et pensez à l’échelle mondiale, indépendamment du lieu où vous êtes. Je suis un exemple qu’il est possible de travailler à partir d’un petit - et relativement pauvre - pays dans le monde.

Trouve le contexte qui correspond à ton travail plutôt que d’altérer ton travail pour qu’il s’inscrive dans un contexte particulier.

En ce moment quel livre(s) se trouve(nt) sur votre table de chevet ?

J’ai été tellement occupé avec la réalisation du catalogue de « Trafaria Praia », que je n’ai donc pas vraiment eu le temps de lire beaucoup d’autres choses !

Quelque chose que vous aimeriez partager avec nous (site web, image, proverbe, anecdote insolite,…) ?

Le site officiel de Trafaria Praia www.vasconcelostrafariapraia.com

Votre objet favori ?

Les chaussures, les chaussures, les chaussures.

Quelque chose d’absurde que vous aimeriez faire là tout de suite ?

Rien d’absurde - J’ai un certain nombre de voyages professionnels à l’étranger pour des projets très passionnants et après ça j’ai vraiment très hâte de profiter des vacances avec ma famille au bord de la mer.

NICO BELLOMO

The Italian photographer Nico Bellomo stages birds corpse with elegancy. In spite of this theme in all likelihood/ at first sight macabre, a grace emanates from the print/snapshot. The background immaculate white brings ingenuousness to the whole and contrasts with birds colored feathers. The demise’s serious and sad aspect seems to disappear, leaving space to a purely aesthetic depiction and to a  unquestionably minimalist composition.

The artist put forward the central subject, namely the animal’s pure beauty. This theme rise up the interest and the engagement of the artist against devastating effects of pollution and hopes to give an account of this involuntary homicide.

Nico Bellomo immortalizes inert bird who, in spite of his unfortunate lot, seems to keep his dignity. The bird seems peaceful but is lying with all his weight on the white floor. Paradoxically the snapshot express at the same time lightness, flight, but symbolizes also the weight of the subject, the weight of the death.

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Le photographe Italien Nico Bellomo met en scène des cadavres d’oiseaux avec élégance . En dépit de ce thème vraisemblablement macabre, une grâce émane du cliché. Le blanc immaculé de l’arrière plan apporte de la candeur à l’ensemble, et contraste avec les plumages colorés des volatiles. L’aspect grave et triste du trépas semble disparaître, laissant place à un rendu purement esthétique et une composition indéniablement minimaliste.

L’artiste met en avant le sujet central, à savoir la beauté pure de l’animal. Ce thème pointe l’intérêt et l’engagement de l’artiste contre les effets dévastateurs de la pollution et souhaite rendre compte de cet homicide involontaire.

Nico Bellomo immortalise le volatile inerte qui, malgré son sort malheureux, semble conserver sa dignité. L’oiseau paraît paisible mais git de tout son poids sur le sol blanc. Paradoxalement, le cliché exprime à la fois la légèreté, le vol, mais symbolise également le poids du sujet, le poids de la mort.

www.nicobellomophotography.net84.net
© Photos : Nico Bellomo


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Tell me more about you, what is your story?

My life story is not interesting. therefore I will not bore you telling you about it.

Where comes from your passion for photography/dead birds? your approach?any influences?

The infancy in the countryside has certainly influenced my perception of nature. gave me the opportunity to savor the concept of life and death. with maturity, I followed a reworking of my memories.

What advices would you like to give to a young photographer?

My advise, for those approaching to photography is to photograph what we are passionate. that we know well. what we have studied. what we hate. the good photograph comes from the passion (in the broad sense) for the subject or theme that we represent. contrary, it risks being mediocre.

What books are on your bedside tables on this moment?

Currently, I’m reading my textbook on administrative law :) (sadness)

Your small pleasures?

I love coffee, running, volleyball and video games

Some things absurd you would like to do now?

Hand to hand combat with a lion!

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Parlez-nous de vous, quelle est votre histoire ?

Mon histoire n’est pas intéressante. Par conséquent, je ne vous ennuierai pas en vous parlant de ça.

D’où vient votre passion pour la photographie? Votre processus de création ? Vos influences ?

Ma petite enfance à la campagne a certainement influencé ma perception de la nature. Cela m’a donné l’opportunité  d’apprécier/de considérer le concept de vie et de mort. Avec l’âge, j’ai poursuivi un travail de réévaluation de mes souvenirs.

Quels conseils voudriez-vous donner à un photographe débutant ?

Mon conseil pour ceux qui abordent la photographie est de photographier ce qui nous passionne, ce que nous connaissons bien, ce que nous avons étudié, ce que nous détestons. Une bonne photographie vient de la passion (au sens large) pour le sujet ou le thème que nous présentons. Dans le cas contraire, cela risque d’être médiocre.

En ce moment quel livre(s) se trouve(nt) sur votre table de chevet ?

Actuellement, je lis mon manuel de droit administratif  :) (tristesse)

Vos petits plaisirs ?

J’aime le café, courir, le volleyball et les jeux vidéo.

Quelque chose d’absurde que vous aimeriez faire là tout de suite ?

Faire un combat à mains nues avec un lion!


TOMMY INGBERG

It’s by means of gripping/enthralling photomontages that Tommy Ingberg confides his dreams to us.
Behind their disconcerting appearance, those photographies reveals us the intimate story of the autor’s dreams, that everyone would like to discover. The human nature, in constant questioning about her profound feelings, feels the almost vital need to decode them to give it a sense. For want of (at contrary) giving us the explanation, the Swedish photographer offers us the timeless illustration, free from every interpretation.

Tommy Ingberg’s prints in black and white the more often stage a man without face wearing a hat. The repetition of this character let think that it could be a self-portrait. The anonymous aspect of this subject enjoy a double function ; that emphasize both his aesthetic approach put a surrealist atmosphere in ; and allow us also, a moment, to put ourself in his position. Obviously, the artist’s intimate work,  establish a surrealist language, sometimes complex, that bears witness to his will of establish a connection with the spectator. It’s so in a universe close to painter René Magritte’s one that Tommy Ingberg, in his turn, show us a full of imagery vision of what remain an abstract and mysterious world.

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C’est par le biais de photomontages saisissants que Tommy Ingberg nous confie la clé de ses songes.
Derrière leur apparence déroutante, ces photographies nous dévoilent le récit intime des rêves de l’auteur, que chacun souhaiterait découvrir.
La nature humaine, en continuel questionnement sur ses sentiments profonds, ressent le besoin quasi vital de les décrypter pour en donner un sens. À défaut de nous en donner l’explication, le photographe Suédois nous en offre l’illustration intemporelle, libre de toute interprétation.

Les clichés en noir et blanc de Tommy Ingberg mettent en scène le plus souvent un homme sans visage coiffé d’un chapeau.
La répétition de ce personnage laisse à penser qu’il pourrait peut être s’agir d’un autoportrait. L’aspect anonyme de ce sujet jouit d’une double fonction ; cela appuie à la fois sa démarche esthétique en installant une atmosphère surréaliste ; et nous permet également, l’ombre d’un instant, de nous mettre à sa place. De toute évidence, le travail intimiste de l’artiste, instaure un langage surréaliste, parfois complexe, qui témoigne de sa volonté d’établir une connexion avec le spectateur. C’est donc dans un univers proche de celui du peintre René Magritte que Tommy Ingberg, à son tour, nous montre une vision imagée de ce qui demeure un monde abstrait et mystérieux.

www.ingberg.com
© Tommy Ingberg

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Tell me more about you, what is your story?

My name is Tommy Ingberg. I am 32 years old and live in Nyköping, a small town south of Stockholm, Sweden. I just moved there from my hometown Upplands Väsby where I’ve been living for my whole life. I’m a computer engineer and have spent most of my life working with and studying technical stuff. I’ve always been interested in photography as a hobby besides “a real job”, but the last couple of years I’ve been spending more and more time doing creative work and discovering that it’s my real passion.

Where does your passion for photography come from ? your process? any influences?

I have been preoccupied with photography as long as I can remember.
When I was 15 years old I got my first system camera, a Praktica with two lenses. It had no autofocus and the metering did not work. I spent endless hours experimenting and shooting as much film as I could afford. It was then I really “fell” for photography. I needed a way to express myself, and instead of playing in a band, painting or writing, I chose photography. I can’t tell you why I chose photography, but there is something about it that really speaks to me. During all the years I have photographed I have constantly been looking for my own expression, but it always felt like a piece of the puzzle was missing. It never really “clicked”. The motives I sought simply didn’t exist, at least not in reality. I could not really tell the stories I wanted to with just the camera.

About three years ago I made a series of pictures where I mixed street photography with some editing; such as cropping, selectively blurring parts of the images and adding textures to them. By crossing the line into heavy image editing I was able to tell a coherent story. Encouraged by the result I started experimenting with pure photo- montages and it was then I allowed the images to really grow beyond the camera that the pieces fell into place, and I could refine my style further. That was a great feeling, to finally find “my” kind of expression.

What advices would you like to give to a young photographer?

Well, I don’t feel I am in a position to give advice to anyone, I am still early in my development as an artist, but if there is anything I’ve learned so far it is that you only have one shot at life, so try to spend as much time as possible doing what you love, don’t listen too much on others, do what YOU want to do. If that happens to be photography or creative work of any kind, the “key” for me has been to work hard and to not give up. When looking back at my old pictures I can see how my current style of imagery slowly, but surely matured into what it is today. For me this is an ongoing process that so far has taken many, many years. Also, sharing your work on communities, giving and receiving critique is a great way to learn and develop.

What book are on your bedside tables on this moment?

I really love to read, but lately I have not had much time, so right now there are two unfinished books on my bedside table; “The Red Room” by August Strindberg and “Oryx and Crake” by Margaret Atwood.

Something you would like to share with us (any website, picture, proverb, fun stuff…)?

I think this video of John Cleese talking about creativity is well worth a watch for everyone doing creative work. https://www.youtube.com/watch?v=f9rtmxJrKwc

Your favorite object?

I actually try to be as free as possible from objects and belongings, I believe that we as a society put far too much importance in materialistic things and consumption and (to quote “Fight Club”) that the things you own end up owning you. But if I had to chose, I guess it would be hard to live without my camera.

Something absurd you would like to do now?

Well, I have a couple of pretty “absurd” ideas for images that I’m working on right now and am pretty excited about.

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Parlez-nous de vous, quelle est votre histoire ?

Mon nom est Tommy Ingberg, j’ai 32 ans et vit à Nyköping, une petite ville au sud de Stockholm en Suède. Je viens juste d’y emménager. J’ai quitté ma ville natale, Upplands Väsby, où j’ai vécu toute ma vie. Je suis un ingénieur informatique et j’ai passé ma vie à étudier et travailler avec tout ce qui touche aux choses techniques. J’ai toujours été intéressé par la photographie, plus comme un hobbies/passe-temps d’ailleurs qu’en tant que travail principal, mais durant ces deux dernières années j’ai consacré de plus  en plus de temps à ma passion artistique et découvert qu’il s’agissait de ma véritable passion. Je me suis toujours intéressé à la photographie, d’aussi loin que je me souvienne.

D’où vient votre passion pour la photographie? Vos processus de création ? Vos influences ?

C’est à l’âge de 15 ans que j’ai eu mon premier appareil photo, un Praktica avec deux lentilles. Il n’avait pas la mise au point automatique et le mode de mesure ne fonctionnait pas. J’ai passé des heures interminables d’expérimentation et pris autant de photos que je pouvais m’offrir. C’est alors que j’ai vraiment succombé à la photographie. J’avais besoin d’un moyen de m’exprimer et au lieu de jouer dans un groupe de musique, peindre ou écrire, j’ai choisi la photo. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi j’ai choisi la photo, mais il y a quelque chose dans cette technique qui me parle vraiment. Pendant toutes les années où j’ai pratiqué la photo, j’ai constamment recherché ma propre expression, mais j’ai toujours eu la sensation qu’un morceau de puzzle manquait, qu’il manquait le « déclic ». Les motifs que je cherchais n’existaient pas, du moins pas dans la réalité. Je ne pouvais pas raconter les histoires que je voulais juste avec un appareil photo.

Il y a environ trois ans, j’ai réalisé une série de photos dans laquelle j’ai mélangé des photographies de rue avec quelques modifications telles que le recadrage, flouter certaines parties du clichés et ajouter de la texture. En basculant dans le « retouchage/l’édition de photo »  j’étais capable de raconter une histoire cohérente. Encouragé par le résultat, j’ai commencé à expérimenter des photomontages purs, c’est alors que j’ai permis aux images de prendre vie au delà de l’appareil photo, que tout s’est mis en place et que j’ai pu redéfinir mon style plus en profondeur.
Ce fut une grande satisfaction de trouver enfin “mon” moyen d’expression.

Quels conseils voudriez-vous donner à un photographe débutant ?

Et bien, je ne me sens pas en mesure de donner des conseils à quiconque, je suis encore au tout début de mon développement en tant qu’artiste, mais s’il y a quelque chose que j’ai appris jusqu’à présent c’est que nous n’avons qu’une vie, alors essayez de passer autant de temps que possible à faire ce que vous aimez, n’écoutez pas trop les autres et faites ce que VOUS voulez. Que ce soit la photographie ou un tout autre travail créatif, la « clé » pour moi a été de travailler dur et de ne jamais abandonner. Lorsque je regarde mes anciennes photographies, je peux voir à quel point mon style actuel a lentement mais surement mûri pour être ce qu’il est aujourd’hui. Pour moi c’est un travail en développement qui jusqu’ici à pris de nombreuses, nombreuses années.
Aussi, partager votre travail en public, donner et recevoir des critiques est une excellente façon d’apprendre et de s’améliorer.

En ce moment quel livre(s) se trouve(nt) sur votre table de chevet ?

J’aime vraiment lire, mais dernièrement je n’ai pas eu beaucoup de temps, en ce moment il y a deux livres inachevés sur ma table de chevet : « La Chambre Rouge » de August Strindberg et « Le dernier Homme » de Margaret Atwood.

Quelque chose que vous aimeriez partager avec nous (site web, image, proverbe, anecdote insolite,…) ?

Je pense que cette vidéo de John Cleese qui parle de créativité, mérite d’être vue par tout ceux qui pratiquent un travail créatif. https://www.youtube.com/watch?v=f9rtmxJrKwc

Votre objet favori ?

En fait, je m’efforce d’être aussi libre que possible et évite de m’attacher aux objets ou affaires, je crois que notre société donne trop d’importance aux choses matérielles et autres objets de consommation (pour citer, « Fight Club »), que les choses que vous possédez finissent elles-mêmes par vous posséder. Mais si j’avais le choix, j’imagine qu’il me serait difficile de vivre sans mon appareil photo.

Quelque chose d’absurde que vous aimeriez faire là tout de suite ?

Et bien, j’ai un certain nombre d’idées assez « absurdes » pour des clichés sur lesquelles je suis entrain de travailler en ce moment et je suis très enthousiaste.

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